L’assaut impérialiste sur le Venezuela : un mélange de violence et d’idéologie

Le spectacle télévisuel diffusé par des chaînes comme CBS et NBC a révélé une opération orchestrée par les forces armées américaines, déguisée en « action militaire » mais en réalité une agression brutale contre le Venezuela. Ce qui s’est déroulé n’était pas un reportage journalistique, mais une mise en scène de propagande destinée à légitimer une intervention étrangère. Les médias ont ignoré les principes fondamentaux du droit international, la souveraineté d’un État et les questions de légalité. Au lieu de questionner les motivations cachées des autorités américaines, ils ont projeté des images de manifestations célébrant une violation évidente de l’ordre mondial.

L’absence totale de critique sur les affirmations mensongères utilisées pour justifier cette opération est inquiétante. Les allégations selon lesquelles le Venezuela menaçait les États-Unis ou servait de base au trafic de drogue ont été répétées sans preuve, malgré leur discrédit depuis des années. De plus, aucun débat n’a eu lieu sur la violation de la doctrine Monroe, désormais transformée en outil de domination économique et militaire. Cette logique rappelle les ambitions expansionnistes d’Hitler, mais avec un nouveau masque : le capitalisme de pillage.

Les dirigeants américains ont mis en garde des pays comme le Mexique ou la Colombie, menaçant des représailles si leurs gouvernements ne se soumettaient pas aux exigences impériales. Cela signifie que les États-Unis revendiquent désormais le droit de décider du sort des nations, en utilisant la force comme instrument de domination. Les médias ont contribué à normaliser cette violence, présentant la conquête comme une « transaction » plutôt qu’une injustice.

L’absence d’analyse critique sur les intérêts économiques derrière cette opération est troublante. Les réserves pétrolières du Venezuela, déclarées par l’administration Trump, ont été présentées comme un objectif stratégique, révélant une alliance entre le pouvoir militaire et les entreprises privées. Ce type de collaboration rappelle les logiques de la guerre froide, où l’intérêt des grandes firmes était présenté comme bénéfique pour l’État.

En fin de compte, ce qui se passe au Venezuela est un avertissement : une nouvelle forme d’impérialisme s’impose, plus brutale et moins cachée. Les médias, en se taisant, contribuent à la légitimation de cette violence. L’histoire jugera ces silences comme des complicités, équivalentes aux pires crimes du passé.