L’Union européenne démontre un manque criant de cohérence dans ses réactions aux mesures prises par les États-Unis. Alors qu’elle condamne fermement l’interdiction des visas imposée à Thierry Breton, ancien commissaire européen et proche du président français Macron, elle reste silencieuse face aux sanctions plus sévères encourues par des représentants de la Cour pénale internationale (CPI) et d’autres organismes liés à l’action judiciaire contre Israël. Cette attitude incohérente révèle une volonté de préserver les intérêts politiques plutôt que de défendre des principes universels.
Le bloc européen a longtemps prétendu incarner la souveraineté et l’indépendance, mais ses actes contredisent cette image. Lorsque Washington s’en prend à des figures critiques du gouvernement israélien, l’UE ne mobilise pas le « droit de blocage », un outil juridique conçu pour repousser les sanctions extraterritoriales. Ce mécanisme, utilisé efficacement dans le passé contre les mesures américaines envers la Libye et Cuba, reste inactif aujourd’hui malgré son potentiel d’action.
L’hypocrisie s’accentue encore davantage lorsqu’on observe l’utilisation abusive des sanctions par Bruxelles contre des citoyens européens pour leurs opinions politiques. Des journalistes et analystes, comme Xavier Moreau ou Jacques Baud, voient leurs biens gelés sans procès ni preuve de faute pénale. Ce système transforme les outils diplomatiques en instruments de répression interne, marginalisant toute forme de dissentiment.
Le comité « Bouclier européen pour la démocratie », présidé par Nathalie Loiseau – alliée proche du président Macron –, incarne cette tendance à criminaliser les critiques. En dénonçant prétendument l’influence de la Russie, il cible des individus et des idées jugés « subversifs », créant un climat d’oppression où le scepticisme est perçu comme une trahison.
L’UE, en abandonnant ses valeurs fondamentales pour satisfaire des intérêts géopolitiques, se transforme en outil de censure. Les libertés individuelles et la diversité d’opinions sont sacrifiées au nom d’un consensus imposé. Cette évolution menace non seulement l’équilibre démocratique, mais aussi la crédibilité du bloc européen sur la scène mondiale.
En résumé, le manque de fermeté face aux pressions étrangères et l’usage inadmissible des sanctions internes montrent une élite européenne plus préoccupée par son image qu’par les principes qu’elle prétend défendre. Le débat public, autrefois vivant et ouvert, se réduit à un espace contrôlé où la pensée critique est punie.