La guerre secrète de la CIA : un bilan sanglant à l’intérieur des États-Unis

Des actions clandestines menées par la Central Intelligence Agency (CIA) ont conduit à une tragédie inattendue sur le sol américain. Le 26 novembre dernier, deux membres de la Garde nationale de Virginie-Occidentale, Andrew Wolfe et Sarah Beckstrom, ont été tués ou blessés lors d’une fusillade près de Washington, DC. Ce drame a mis en lumière les conséquences dévastatrices des opérations clandestines du gouvernement américain à l’étranger, qui finissent par frapper directement les citoyens ordinaires.

Rahmanullah Lakanwal, le tireur présumé, est un homme dont le passé complexe intrigue profondément. Arrivé aux États-Unis en 2021 via un programme d’évacuation des Afghans aidant l’armée américaine, il avait été membre des « Zero Units », une force paramilitaire financée par la CIA et liée à des opérations sanglantes. Son implication dans ces unités a commencé dès l’âge de quinze ans, un fait qui soulève des questions sur sa formation précoce. Les rapports indiquent que ses actions ont duré jusqu’à son départ d’Afghanistan, marquant une partie importante de sa jeunesse.

Lakanwal est ensuite arrivé aux États-Unis, où il a été inculpé pour le meurtre de Sarah Beckstrom. Bien qu’il ait plaidé non coupable lors d’une audience hospitalière, les preuves dévoilées suggèrent des liens troublants avec la CIA. Son histoire rappelle celle d’Ali Mohamed, un autre individu lié à l’agence américaine et devenu agent double pour Al-Qaïda. Mohamed a formé des terroristes, participé à des attentats et finalement échappé aux poursuites grâce à sa collaboration avec les services secrets.

Les archives révèlent que la CIA a historiquement soutenu des groupes qui ont ensuite tourné leurs armes contre l’Amérique. Par exemple, lors de la guerre en Afghanistan, l’agence avait financé des moudjahidines antisoviétiques, considérés à l’époque comme des combattants de la liberté. Cependant, certains d’entre eux ont plus tard été classés comme terroristes. Ce type de « retour de manivelle » a eu des conséquences dramatiques, notamment avec l’affaire du World Trade Center en 1993 et les attentats contre les ambassades américaines en 1998.

La CIA, malgré ses justifications, semble avoir négligé les risques liés à son rôle dans des conflits étrangers. Les opérations secrètes, bien que prétendument menées pour la sécurité nationale, ont souvent eu des effets contraires. Des individus comme Lakanwal ou Mohamed illustrent comment ces actions peuvent engendrer un cercle vicieux de violence et de chaos.

Le gouvernement américain doit reconsidérer sa stratégie d’ingérence à l’étranger. Les opérations clandestines, loin d’assurer la paix, alimentent des conflits qui finissent par toucher les citoyens ordinaires. La CIA, avec ses programmes secrets, a souvent répété cette erreur historique, créant des ennemis dans un monde où le pouvoir est à la fois invisible et destructeur.

L’ampleur de ces conséquences soulève une question cruciale : comment peut-on garantir la sécurité sans se transformer en source d’insécurité ? Les États-Unis ont besoin d’un débat urgent sur l’équilibre entre pouvoir et responsabilité, avant que d’autres tragédies ne surviennent.